Du 25 juin 2009 au 31 juillet 2009Gilles Caron ,
Emeutes à Londonderry
Irlande, 1969, Galerie Gilles Caron
Du 25 juin 2009 au 31 juillet 2009
INVITATIONLes économies de la convivialité
dans les sociétés de l’information et du service
Il [Ivan Illich] travailla à créer des pistes vers d'autres possibilités, qui s'expriment selon lui par un retour à des outils conviviaux, qu'il oppose aux machines. L'outil accepte plusieurs utilisations, parfois détournées du sens original, et donc l'expression libre de celui qui l'utilise. Avec une machine, l'homme devient serviteur, son rôle se limitant désormais à faire fonctionner une machine construite dans un but précis[3].
On peut avoir une idée de la convivialité chez Illich avec la relation autonomie et hétéronomie reliée aux valeurs d'usage et d'échange marxiennes et à l'idée d'union-au-monde d'Erich Fromm.
On peut le considérer, avec son ami Jacques Ellul, comme l'un des principaux inspirateurs des concepts d'« après-développement » (diffusé notamment par des auteurs qui ont travaillé avec Illich, tels Majid RahnemaGustavo Esteva), de « simplicité volontaire » et plus récemment de « décroissance soutenable ». ou
Dans le cadre des Rencontres doctorales du secteur Lettres, Sciences humaines et sociales de l’université Paris-Diderot, il y aura une projection deSECRECY
Un film de Peter Galison et de Robb Moss, 2008
In a single recent year the U.S. classified about five times the number of pages added to the Library of Congress. We live in a world where the production of secret knowledge dwarfs the production of open knowledge. – Depending on whom you ask, government secrecy is either the key to victory in our struggle against terrorism, or our Achilles heel. But is so much secrecy a bad thing?
Secrecy saves […].
Secrecy corrupts […].
This film is about the vast, invisible world of government secrecy.
Vendredi 12 juin à 14h
UFR d’Etudes anglophones
Institut Charles V, salle A42
10, rue Charles V
Métros : St-Paul, Bastille ou Sully-Morland
Contact : mankin@univ-paris-diderot.fr
Le film sera suivi d’un débat avec un des réalisateurs, Peter Galison, professeur de l’histoire des sciences et de physique à l’Université de Harvard.
Pr. Peter Galison
Pellegrino University Professor
Harvard University
prononcera une conférence sur le thème
"Objectivity: Art and Scientific Sight"
Lundi 15 juin 2009 à 14:00.
Université Paris-Diderot
Halle aux Farines - salle 580F (salle des thèses)
10-16 rue Françoise Dolto
Métro : Bibliothèque François-Mitterand
ABSTRACT When scientific objectivity became a goal in the early 19th century it was by no means obviously something to be desired. Natural philosophers had to invert the old epistemic virtues that involved finding ideal forms that lay behind the variations of this or that individual. Where genius was, plain-sight observation came to dominate. I will here track how the images and image-making technologies of scientific atlases helped define the modern scientific category of mechanical objectivity-and the new quieted and transparent scientific self that accompanied it. The fate of objectivity kept turning: twentieth century scientists questioned image-based, mechanical objectivity; they demanded more interpretation and modification of images than mechanical objectivity ever allowed. With that shift came a new view of the right scientific self, one that explicitly made use of intuition, expertise, and the unconscious. Now, in the early twenty-first century new kinds of scientific images are demanding quite unexpected ways of being a scientist—selves perched uneasily between scientific, engineering, and entrepreneurial forms of life.
Contact: mankin@univ-paris-diderot.fr
A l’occasion de la réunion de son conseil scientifique,
Une ethnie est un groupe humain possédant un héritage socioculturel commun, comme une langue, une religion ou des traditions communes. Elle diffère en ceci du concept de race qui partage des caractéristiques biologiques et morphologiques liée à des ancêtres communs.
Le mot dérive du grec ancien εθνος qui signifie « peuple, nation ».
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L'ethnie est un groupe social sans vocation politique
Une façon, avec ce «cours hors les murs», de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d¹être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.
Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j¹ai eu la surprise de me voir interpeller dés l’entrée franchie par le chef du service de sécurité tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire étit gardées par des vigiles...
- «Monsieur Vadrot?».
- euh...oui
- Je suis chargé de vous signifier que l’accès du Jardin des Plantes vous est interdit.
- Pourquoi ???
- Je n’ai pas à vous donner d¹explication....
- Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
- Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum
- Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air, sans la moindre pancarte...
- C’est non....
Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l’entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l¹entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l’histoire du Muséum, l’histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par
une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m’interdisent à nouveau l’entrée.
Evidemment, je finis pas le fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D¹abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commence à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D’autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss, insistent et menacent d’un scandale.
Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa
situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j’ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique :
- Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants...
Je promets et évidemment ne tiendrais pas cette promesse, tant le propos est absurde.
J’entre donc avec l’horrible certitude que, d’ordre du directeur et probablement du ministère de l’Education Nationale, je viens de faire l’objet d’une «interdiction politique». Pour la première fois de mon existence, en France.